Ton désir contre le mien

Paris, 8 décembre, 18 heures.

 
 
C’est l’automne et il fait nuit.

Au bureau, la lumière est douce. Une bougie à la vanille, des notes de Ludivico Einaudi, un thé un peu trop chaud.

Dans la rue, il fait un temps de marrons grillés. Les guirlandes de Noël clignotent.

Sur la peau, une robe noire en cachemire, ouverte dans le dos et fermée par un nœud en soie. Des bas et des bottes. Du mascara et un chignon un peu lâche, la journée se termine.
 
 

***

 
 
Tu t’approches. Je ne t’entends pas arriver. Tu ne dis rien. Tu poses tes mains sur mon dos nu. Tes mains, sur mes côtes. Sur mon ventre et mes seins. Tu as les mains glacées. Je frissonne. Je sens ton parfum. Je te respire. Doucement, j’écoute ton torse s’approcher de mon dos.

J’ai envie de ta peau. De ton souffle sur ma nuque. De ton sexe contre mes fesses. Je saisis tes mains et je les amène vers le haut de mes cuisses. Je me cambre.

De la fenêtre, j’observe la ville. Le bar d’en face se remplit. Tu es doux. On ne bouge presque plus. Le temps est suspendu.

Tu m’embrasses dans le cou, tu défais mon chignon. Je ferme les yeux. Les reins creusés, je te demande de relever ma robe et de me pénétrer. Je dis. Pénètre-moi. Tout de suite. Ici. Brutalement. J’ajoute. Je te veux en moi et je m’agrippe au rebord de la fenêtre.

 

 

 

Commentaires

  1. Flavien dit :

    J’y étais ! encore embarqué .. surtout continue à écrire me lasse plus
    ( promis je re-tweet pas :p 😉 )

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