Lui

Tu penses à son corps nu. À son sexe tendu pour toi. Tu penses à ses mains sous ton pull. Sur ton cul. Dans tes cheveux. Tu penses à la façon dont il te faisait l’amour. Animale, instinctive et fusionnelle.

Tu penses à toutes les fois où il t’a prise contre un mur. C’est lui qui t’a appris l’amour partout, l’amour qui ne se contrôle et s’attend pas. Le désir brut des corps qui s’aimantent. Les corps aimant. C’est avec lui la première fois où tu as fait l’amour dans une cour, un couloir, un bureau. Dans sa voiture en face de ton appartement et dans les toilettes de cette réception trop guindée. Il aimait te faire perdre le contrôle. Il t’aimait impudique et obsédée par ton désir pour lui. Il t’aimait entière et libre.

Tu penses à son regard insolent et à ses mots crus. Tu penses à ses provocations et à son sourire. Tu penses au désir qu’il avait pour toi et à la façon dont il te regardait.

Tu penses à lui, tu le désires encore parfois, tu voudrais le lui dire. Tu voudrais le remercier aussi. Le remercier de t’avoir fait grandir, de t’avoir appris pour la première fois à regarder ton corps comme celui d’une femme. A apprivoiser ton désir sans en avoir honte. Tu voudrais le remercier de t’avoir appris la bienveillance, de t’avoir aider à te voir à travers son regard.

Tu penses à lui et à la vie devant toi. Tu penses à lui et tu supprimes son numéro de ton répertoire.