Comme un dimanche

Quelques notes de piano, le soleil sur le parquet, les jambes nues. Dans la cuisine, prendre un café. A deux. Avaler une gorgée brulante. La sentir glisser à l’intérieur.

Et puis, entre deux mots, sa main sur ma cuisse. Les frissons. Mes yeux bleus qui le regardent, le fixent. Qui sourient presque. Le pull trop grand et l’épaule qui se dévoile. En dessous, le corps nu.

Prendre sa main, la poser sur mon ventre. Sous le pull. Tout à coup, les reins qui se creusent et les poings qui se serrent. Ecouter sa respiration. Sur la pointe des pieds, lui murmurer mon désir. Lui dire que j’ai très envie de lui, que je le désire. Tout de suite. Ici. Brutalement.

Et puis, le pull qui tombe sur le parquet. Etre nue. Ses mains qui m’agrippent les hanches, qui me possèdent, me portent. Mes mains en bas de son dos, dans ses cheveux, sur son visage. Les lèvres qui me dévorent. Son sexe à l’intérieur, enfin. Brutalement.

Sentir le désir grimper en nous. Aimer ça, lui dire. Lui dire le désir à l’intérieur. Doucement, et puis, plus fort. Sentir le corps qui se serre, se colle, se tend.

Un instant, la fusion des corps. Et, le désir qui explose, qui nous saisit.

 

 

Oh, Cerise !

Le désir sous la peau, les yeux qui pétillent et le sourire aux lèvres.

Un pull en cachemire à même la peau, un jean, des escarpins. Des yeux bleus, les cheveux longs.

Des regards. Des baisers. Des caresses. Dans le cou. Sur les mains, le ventre, les seins aussi. A l’intérieur des cuisses.

Des gémissements, des lèvres mordues, des regards soutenus. Le désir qui emporte, qui enivre. L’ouragan, à l’intérieur. Puis, la jouissance qui nous supprime.

La trace de ses doigts, sur le bas de mon dos, qui reste.