La photographie

 

La pièce est grande, impressionnante. C’est une pièce avec du parquet ancien, une cheminée et des portes-fenêtres qui donnent sur la rue. Au centre, se trouve un canapé. Au sol, quelques livres.

Il me dit qu’il voudrait me prendre en photographie dans cette pièce, qu’il voudrait que je me vois comme il me voit. Il voudrait que je me regarde à travers le désir et l’envie des corps. A travers aussi son regard d’homme. Une photographie brute qui montre mon corps de femme.

Il me dit alors de m’assoir sur le parquet, de me pencher juste un peu. Il est au dessus de moi. Il me dit de relever le menton et de le regarder. Quand il me dit ça, il ajoute toujours que je suis belle. Il sourit. Ses yeux pétillent.

Puis, il me demande de m’allonger. Le parquet est froid. Je frissonne. Mon corps se tend. Je ferme les yeux. Je l’entends s’assoir près de moi. S’approcher de moi. La pièce est silencieuse.

Et puis, cette photographie est prise. Moi par lui. A cet instant-là.

 

 

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